"Cet incendie, qui a éclaté moins de deux mois après une tentative d’évasion qui avait fait 16 morts, a été provoqué à la suite d’une autre tentative d’évasion ourdie au quartier "Régime" de la prison qui abrite 1.468 détenus", a confié Joseph Tsala Amougou, le régisseur de l’établissement. Il a indiqué que tout le quartier "Régime" est calciné.
Une enquête a néanmoins été ouverte pour déterminer les véritables causes de l’incendie, car d’autres sources font état d’un court-circuit électrique dû à la vétusté des installations.
Selon des témoignages concordants des gardiens, "le nombre élevé de morts s’explique par des bousculades et étouffements dans cette prison surpeuplée et vétuste".
Le vice-Premier ministre en charge de la Justice et Garde des sceaux, Amadou Ali et le secrétaire d’Etat à l’Administration pénitentiaire, Emmanuel Ngafesson, ont fait le déplacement de Douala pour évaluer les dégâts.
Le problème du surpeuplement carcéral se pose dans la plupart des prisons du Cameroun, notamment à Douala, où une tentative d’évasion a coûté la vie à 16 prisonniers fin juin.
Construite en 1930 pour abriter au maximum 800 pensionnaires, la prison de Douala compte actuellement plus de 3.500 détenus, selon des chiffres de l’administration pénitentiaire.